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La communauté d’intérêt d’abord, le produit ensuite.

Il est enseignant chercheur. Il souhaitait changer son approche du travail, enseigner autrement, sans forcément tout changer.

La rencontre avec l’écosystème des start-up le convainc que la priorité est la construction et l’animation de la communauté et pas le produit.

David Meulemans garde le réflexe de s’appuyer sur son principal actif, son plaisir d’enseigner.

Après la rencontre de Laurent, le fondateur de Neodemia, David continuera d’enseigner et commencera son nouveau rôle d’entrepreneur, en créant son premier Mooc.

Avec sa communauté, il organise un dispositif puissant, généralement peu utilisé pour produire un produit à succès.

Un premier roman à succès, puis dans la continuité un outil, innovant pour mieux servir encore sa communauté, « DraftQuest ».

Premier levier : une double évaluation humaine et produit proposée par la communauté

La mise en ligne gratuite des savoirs nécessaires à l’écriture d’un roman a permis de constituer une communauté d’intérêt.

Les membres de la communauté et plus précisément les plus motivés, s’évaluent, réagissent et échangent directement sur les textes proposés, testant involontairement, mécaniquement et immédiatement, la volonté et capacité des membres à progresser.

La communauté exerce simultanément sur-elle-même deux traitements.

Une sélection naturelle des plus motivés s’opère, en poursuivant les échanges, en lisant les contenus des autres membres et en accomplissant un mécanisme d’entraide, de courte-échelle.

Une sélection des contenus (romans) aux potentiels les plus élevés, qui ont le plus de chance de conduire vers le succès, s’affine.

Via des conversations structurées, les membres de la communauté échangent et communiquent sur les ajustements nécessaires pour améliorer leurs contenus, balayant tous les facteurs clés de succès que sont les éléments de langages, la pertinence des titres, l’angle du roman et tous les détails qui feront le succès d’un texte apprécié.

La communauté forme ainsi une ressource (les membres) que les plus grandes sociétés d’édition ne possèdent pas, si l’on compare au nombre de collaborateurs internes impliqués dans l’évaluation et l’amélioration d’un texte.

Voilà une ressource désormais accessible aux tailles d’entreprises les plus petites, modifiant structurellement un avantage concurrentiel fort.

Second levier : une démarche marketing de qualité bien supérieure et fiable, qui  organise le succès du produit

Après ces divers ajustements sur le produit (le roman), le produit peut être testé sur une population importante de 400 à 500 membres de la communauté, pour identifier les bons éléments de langage, le bon titre, le bon angle, etc. qui interpelleront le public visé. Parfois éloignés de ceux imaginés par l’auteur ou dans tous les cas, pas ciblés de manière aussi précise.

L’autre bénéfice est dans la fluidité de toutes ces étapes, qui restent dans un seul dispositif, sans délai et donc pas de charges associés à la gestion de ce projet.

Les idées essentielles à retenir :

  • Partager du savoir-faire est un formidable atout pour extraire les plus motivés,
  • La qualité de l’engagement est plus important que le volume de membres initial
  • Les bénéfices fournis par la communauté sont quasi impossibles à financer,
  • La communauté produit le meilleur marketing, car c’est bien elle qui consommera,

Résultat :

Lorsqu’un roman sort, d’un auteur non encore connu, 70 exemplaires est un score apprécié. Avec le Mooc, et sa communauté, c’est 1930 exemplaires de plus, des utilisateurs heureux, des relations utiles de construites, et une marque respectée.

Projet réalisé par la société Neodemia

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